Comme une iguane sur la banquise

MOTS ET POEMES

16 avril 2008

BLEUE

Je déambulle et mes songes résonnent

Dans la mollesse des tresses de juin.

Mon ombre s'allonge et sombre

Dans un éternel chagrin.

 

Le vent me porte

Dans ses bras d'orge

Là sur ma gorge coulent ses mains.

 

Tes épaules brillent à la morsure de juin

Quand la douleur part en vrille

Quand tes peurs sourcillent

Et te réclament en vain


Un regard, trois fois rien.

 

Posté par tarabiscotta à 14:37 - VERS D'AUTRES CIEUX - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

QUAI DES PLUIES

Des diamants électriques clignotent
Au fond d'un filet de plastique
Qui vole et se cogne comme
Ton coeur de méduse.
L'interminable squelette d'un train de marchandise
Vient te gifler
A vide
Le vent s'enfle et voudrait bien arracher
Ton corps flexible
Tu l'attends contre le bastingage
Rivée.
Les peupliers verts pointent la mer d'ardoise
Tandis que Là-bas la pieuvre immense
T'ouvre grand
les bras
Ensemble, vous déverserez l'encre
Puisée à l'horizon violet
De ton coeur
D'armoise.

Posté par tarabiscotta à 14:31 - CARNETS DE ROUTE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

J'AIME PAS LES FÊTES

J’AIME PAS LES FETES

Deux ou trois choses que j’ai gardées de ma grand-mère …

Son visage et un cœur d’athlète … Increvable et superbe !

Un dehors un peu guindé. Désolée !

L’amour des fleurs …

Et des grands bruns ténébreux.

Le sens de la contradiction.

Voilà pourquoi j’ai épousé un blond.

Le point mousse au tricot : mais si, mais si ! Il y avait dans le fond de mon armoire 36 cache-nez inachevés qui ont fini …en pelote !

Comment dire "Viens boire du café" en Flamand. Avec ça, je peux aller partout !

Pendant les 17 ans où elle m’a élevée, a bien essayé de m’inculquer la patience, l’économie et la couture …

Un penchant pour les opérettes un peu vieillottes. So sentimental !

Eteindre les lumières et regarder le soir tomber en hiver. C’est à peu près le seul geste économique dont je sois capable.

Un verre de vin par jour et du champagne quand tu as mal à la gorge : j’ai souvent mal à la gorge …

Une brique chaude au fond du lit si tu as froid aux pieds. Mais pas de chaussettes !! Même si tu fermes la lumière avant d’aller rejoindre ton homme, même s’il roupille déjà.

Comment avoir une peau magnifique :

Toujours finir ta toilette à l'eau froide.

Un savon de Marseillle

Et une bonne crème de base. Parfait ! J’ai rarement le temps de faire plus.

Apprendre, toujours apprendre. Transmettre.

Les tomates farcies : de leur préparation à leur engloutissement en passant par la cuisson. Le bonheur à l’état pur

Un regard gentiment ironique sur la plupart des fêtes ...

L'art d'euphémiser.

Posté par tarabiscotta à 14:26 - MIROIR, MON BEAU MIROIR - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 avril 2008

RENDEZ-VOUS

Hommage à Tristan ...

Sous ses cils électriques

Au soleil de ses feux

Dans la noirceur de mes yeux

Vois la tribu éclectique.

 

Une fois l’an

Chez l’Enchanteur

Tombe la nuit

Sur d’étranges cris.

 

Sous la glycine en cascade

Quelques faunes surgissants

Lancent la saccade

De leurs rugissements.

 

Bohêmes enchanteurs,

Dresseuses de Fauves,

Loups de la Chapelle,

Enchanteresse aux yeux perss,

Sorciers d’émaux,

Redresseurs de mots,

Alchimistes, Gardiens des Livres,

Sorciers d’émaux,

Redresseurs de mots,

Alchimistes, Gardiens des Livres,

Fleurs passionnantes, Nobles Dames,

Chevaliers botanistes, Dieux celtes aux yeux si clairs,

Guerriers du Sud …

Tous t’appelleront par ton nom.

 

Mais l’ambroisie délie bien des secrets ...

Aussi prends soin ami

De n’en point abuser !

 

Tandis qu’à l’ombre du Datura

Elle laissera ses bras sur les siens glisser

Et puis là, sur son dos ailé,

Une à une il dégrafera

A coups de griffes éphémères

Ses chimères.

 

Chavirer ses yeux

Noirs.

 

Une fois l’an,

Il l ’attend.

Posté par tarabiscotta à 14:24 - pOEMES SAUVAGES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 avril 2008

Circonstanciels

Dimanche matin,

Quand la pluie craquette

Sous ma couette,

Tandis que je me recroqueville

Sur les tuiles,

Contre ton corps,

Qui dort.

Posté par tarabiscotta à 14:23 - RIMES A RIEN - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 avril 2008

Morfée

Coton futé ton futon sur l’herbe déroulé

 

Pour ton corps s’y vautrer.

 

Thé à la menthe de ton jardin :

 

Comme une amante tu lui murmures

 

Quelque secret sous son armure.

 

Sous ton cerisier dévasté

 

Tes paupières s’alourdissent.

 

Rude est la bataille que tu livres.

 

Ton souffle secoue les feuilles

 

Mais sur ta raison souffle la fronde.

 

Là-bas de roses dinosaures jouent de la cornemuse

 

Sous les frangipaniers,

 

Tes cils si longs sont-ils ?

 

Sous ta frange plus rien ne dérange

 

Le fil si lisse de tes pensées

 

Liquides.

 

Le sommeil a gagné

 

Vainqueur il t’emporte

 

Rêve !

Posté par tarabiscotta à 14:19 - RIMES A RIEN - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 avril 2008

LA GRAND-ROUE

Or donc, tu seras

Le premier et le dernier

A qui, ton corps contre mon corps

Accordé,

Le privilège de

S’envoler vers d’autres cieux

Tandis que

Sur la Grand-Place au ciel pluvieux

La déesse bénira nos vœux.

Posté par tarabiscotta à 14:31 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Devoirs du soir

Rentrer chez toi
Et planter un gerbora
Attendre la pivoine,
Au pied des chélidoines
Jouer la fée des arrosoirs
Dans la caresse du soir
Sous la fraîcheur du jet
D'eau.
Regarder peu à peu la Mandragore
Dévorer le jour qui s' endort
Pendant qu' à coups d'épuisettes,
Tu chasses les reinettes.

Posté par tarabiscotta à 14:19 - RIMES A RIEN - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Poème sentinelle

Poème sentinelle !

Pour Angus ...

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Hier mon ange je reçus une lettre

Vous savez bien ce qu'elle contenait

Il n'y a que vous mon coeur pour connaître

Le langage des fées.

 

Là, dans le lit de mes rivières

Une à une cette nuit j'ai semé

Vos graines de roses trémières

Que tour à tour j'ai embrassées.

 

Dans les profondeurs de ma couche

Ceintes des promesses de ma bouche

Vos graines ont égrené leurs noms

Par delà ma folie, par delà ma raison ...

Posté par tarabiscotta à 14:18 - RIMES A RIEN - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]